Partager l'article ! 20 au 24 octobre 2010 – Trinidad: Nous arrivons donc avec une petite heure de retard à Trinidad. Nous espérons qu’Elisa a bien prévenu ...
Nous arrivons donc avec une petite heure de retard à Trinidad. Nous espérons qu’Elisa a bien prévenu de notre arrivée plus tôt et que malgré le retard du bus, notre nouvelle hôte nous attendra toujours au terminal de bus. Nous entrons dans la vieille Trinidad. Les rues sont pavées avec de vieux et très beaux bâtiments coloniaux. Le terminal se trouve en plein centre de la ville et nous essayons de repérer une pancarte avec nos noms parmi tous les gens qui attendent. Nous récupérons nos sacs, avançons vers la foule et ouf, nous apercevons une dame avec nos noms. Maritza nous explique qu’elle est une amie de la personne qu’Elisa a appelée. Peu importe, l’essentiel est d’avoir un toit. Nous marchons quelques minutes dans ces rues pavées. A peine arrivés, nous sommes déjà sous le charme de la ville qui ressemble beaucoup à San Cristobal de Las Casas ou Antigua mais ici, la vie cubaine fait encore toute la différence. En fait nous sommes plutôt excités d’être enfin ici, car tous les gens rencontrés nous ont dit du bien de la ville, et notamment sur la beauté des bâtiments et l’ambiance très festive. Car Trinidad a en effet une longue histoire. C’est ici que Cortès (le conquistador) est passé récupérer des troupes pour mener à bien sa conquête du Mexique, avant d’être un repère de pirates, puis finalement le port d’arrivée de nombreux exilés français fuyant Haïti et qui ont fait de la région la toute première productrice de sucre. Une autre partie de son charme réside aussi dans le fait que la ville est située entre montagnes, mer caraïbe et vallées verdoyantes ; autant d’attraits pour les voyageurs comme nous qui prévoient d’y rester quelques jours…
Nous arrivons à la casa située à 1 bloc du centre historique. Nous entrons dans un de ces vieux bâtiments coloniaux par une porte en bois. Nous arrivons dans la pièce principale où le mari de Maritza lit un journal sur son rocking chair. Nous passons devant deux chambres dont la déco est à la hauteur du kitsch cubain, et pensons qu’il s’agit surement de la nôtre. Nous passons la salle à manger et Maritza nous demande de monter à l’étage. Nous arrivons sur une grande terrasse extérieure qui dessert 2 chambres et possède une vue imprenable sur les toits de la ville. Elle nous attribue une chambre immense avec deux lits doubles et une grande salle de bain. Elle nous sert un jus d’orange frais en guise de bienvenue que nous sirotons sur les rocking chairs. On ne pouvait avoir mieux, surtout que nous comptons rester dans la ville quelques jours. Nous prenons une douche et profitons de la terrasse jusqu’à la tombée de la nuit.
Nous avons commandé du poulet pour le diner. La table est préparée sur la terrasse. Et c’est une vraie surprise : ici, les plats sont amenés un par un comme au resto avec une présentation digne d’un restaurant gastronomique. Nous avons donc le temps de digérer entre chaque assiette. Chaque plat est délicieux et arrivés au plat principal, nous nous régalons avec le filet poulet cuit avec des oignons et de l’ail accompagné d’un riz plutôt bon. C’est la première fois que nous mangeons du riz assez proche du riz asiatique. Les parts sont moins grosses que dans les autres casas néanmoins elles sont largement suffisantes et sommes aussi lourds à la fin du repas. On nous apporte en dessert une succulente part de gâteau au miel que nous savourons malgré notre estomac bien rempli. Nous digérons dans nos rocking chairs à la fraicheur du soir avant de nous poser sur notre lit devant un film et de s’endormir.
La nuit ne fut bonne que lorsque Koko a fini par tuer le moustique qui avait commencé à nous dévorer. Il n’y en a pas beaucoup ici mais avec Koko dans les parages, c’est toujours l’invasion. Nous nous réveillons pour le petit-déjeuner servi sur la terrasse. Celui-ci n’est pas très copieux comparé à ceux que nous avons l’habitude de prendre mais il est quand même bien suffisant. Nous nous préparons ensuite pour une balade dans la ville. Crème solaire, petites tenues, chapeaux et lunettes. Nous partons en direction du centre historique. La ville est vraiment calme et tranquille. Nous commençons par monter à la Plaza Mayor, où se trouvent les bâtiments emblématiques de la ville. En chemin, on rencontre un pépé qui vient spontanément nous parler, et nous propose une ballade à cheval. Nous ne sommes pas intéressés, mais il est sympa et du coup nous nous arrêtons quelques minutes pour discuter avec lui. Il est pour nous un peu le symbole de la gentillesse et de l’accueil cubain. Nous passons premièrement devant le bâtiment emblématique de Trinidad, qui est la tour de la cloche de l’ancien couvent Saint François d’Assise. Dominant la ville avec sa couleur jaune flash, le bâtiment accueille aujourd’hui le musée de la lutte contre les bandits !! Nous bifurquons ensuite en direction de la place Mayor elle-même, et découvrons un petit square bien tranquille et fleuri faisant face à la Iglesia Parroquial de la Santisima Trinidad. Il faut dire que dans cette partie de la ville inaccessible aux voitures, tout est plus calme, et cette quiétude n’est troublée que par les cars de touristes et les vendeurs de cigares à la sauvette. N’en reste pas moins que l’ambiance est vraiment agréable et calme, et malgré la chaleur et le soleil qui nous cognent sur la tête, nous prenons plaisir à nous balader au hasard des petites rues alentour. En effet, les autres points d’intérêt de la ville sont en fait des musées qui abondent ici (il y en a plus par habitant à Trinidad que dans n’importe quelle autre ville du pays). Nous remontons donc quelques petites rues où nous voyons des cubains jouer ou écouter de la musique, et discuter à l’ombre des bâtiments ou des arbres. Il y a également quelques étals avec de l’artisanat, mais franchement rien de vraiment intéressant. Trinidad étant également réputée pour sa musique, on la trouve à tous les coins de rues. Des petits groupes de « son » (musique traditionnelle cubaine), salsa, Trova… égayent la vie et proposent de la musique traditionnelle genre Buena Vista Social Club, qui rajoute à l’ambiance déjà très sympa de la ville.
Nous flânons donc dans le centre historique un bon moment, alternant avec des pauses à l’ombre pour se reprendre de la chaleur étouffante. Nous nous laissons ensuite porter au hasard des rues un peu plus au Sud, dans un coin plus rustique et beaucoup moins touristique. Il s’agit de toutes petites rues un peu en retrait du centre historique et qui abritent des familles cubaines plus modestes. On trouve encore de vieilles voitures américaines dans les rues et toujours des gens assis devant leurs entrées. Nous nous arrêtons ensuite à la billetterie de Viazul pour nous renseigner sur les billets de bus, et continuons notre ballade en nous dirigeant vers le Sud de la ville. Nous avons en effet entendu parler d’un tour à faire en train vapeur d’époque dans les vallées alentour, et nous cherchons donc la gare pour nous renseigner. Mais comme d’habitude, il est assez difficile de se repérer ici, car il existe deux noms pour chaque rue (un ancien toujours utilisé au quotidien par les locaux, et un nouveau officiel), ce qui n’a rien de très pratique !!! Nous demandons donc notre chemin et trouvons finalement une dame qui nous conduit directement à la station. Il s’agit en fait d’une toute petite maison bleue en face de l’arrêt de train, bien rustique. Nous demandons nos renseignements au préposé qui est en train de raboter un bout de bois pour réparer un meuble, et ressortons. Cette partie de la ville nous apparaît bien plus pauvre, avec des rues en terre et des maisons bien moins cossues. On se dit que les locaux qui habitent là ne doivent pas vivre du tourisme, mais de petits boulots ou autres. Comme toujours depuis notre arrivée à Cuba nous découvrons la dualité des villes et de la population, qui vit soit confortablement grâce au tourisme, soit misérablement grâce au gouvernement… Nous remontons ensuite jusqu’au parc Cespedes situé à quelques blocs au Nord, et qui abrite le palacio municipal. C’est donc le centre de la ville avec une vie plus animée et moins touristique, juste à côté duquel est situé notre hôtel.
Nous en profitons donc pour rentrer un moment. Nous prenons une bonne douche car nous sommes en nage, buvons un petit coup bien frais et nous reposons un moment au frais sur la terrasse. Nous ne ressortirons qu’un peu plus tard pour nous rendre sur internet et essayer de trouver en vain un distributeur automatique (il n’y en a pas dans la ville !!). L’internet aussi est assez compliqué, car très cher (5€ de l’heure) et accessible seulement dans les établissements agréés mettant à disposition des ordinateurs. C’est le premier pays depuis notre tout premier départ, où nous avons autant de difficultés à trouver de l’internet. On ne sait pas trop si c’est une volonté de l’état de limiter les échanges informatiques, ou bien si ce sont les cubains eux-mêmes qui ne sont pas intéressés, mais ça reste très surprenant pour nous mais en même temps pas si mal. Nous finissons par rentrer à notre casa où nous profitons de la fraîcheur de la fin de journée sur la terrasse en admirant le coucher de soleil. Nous prenons notre repas toujours aussi délicieux et frugal, avant de nous coucher.
Ce matin, nous nous levons tranquillement, nous préparons et partons en direction de l’avenue Maceo où passe à 10 heures un colectivo direction la plage. En effet, nous avons réservé pour ce matin une petite plongée bien décidés à découvrir les fonds marins cubains réputés pour leur beauté.
Le minibus étant pile à l’heure, nous arrivons une demie-heure après à Playa Ancon. En chemin, nous longeons un peu la côte, et sommes étonnés de ne voir que des rochers déchiquetés. En effet, point de sable fin comme dans le Yucatan, mais seulement de la côte sauvage. Heureusement, arrivés à Ancon nous retrouvons le sable, bien que celui-ci soit beaucoup moins fin qu’au Mexique. Cette plage fameuse dans la région est réputée pour être une des plus jolies de la côte Sud du pays. Et il est vrai qu’avec sa baie en croissant de lune bordée de palmiers, et son eau d’un bleu profond, le coin est plutôt agréable. Le bus nous pose donc devant l’hôtel Ancon (un énorme bâtiment pas très beau) qui accueille des touristes venus passer un séjour en « all inclusive ». Nous nous dirigeons donc vers la petite baraque du centre de plongée, et le gars qui est là nous dit que nous devons attendre un peu car le bateau n’est pas encore revenu de la première plongée. Il est vrai que nous avions rendez-vous à 11H, et que nous sommes un peu en avance. Nous nous posons donc sur un transat à l’ombre et face à la mer, et attendons le retour de l’instructeur. C’était sans compter que nous sommes à l’heure cubaine, et qu’ici le temps s’écoule beaucoup plus lentement… Et le bateau ne reviendra finalement qu’à Midi moins le quart (soit 45 bonnes minutes de retard) !! Ayant pris l’habitude des horaires flexibles de l’Amérique latine, nous ne sommes ni surpris ni énervés, et faisons donc connaissance avec notre instructeur. Nous essayons et enfilons le matériel, avant de partir tous les 3 sur un site de plongée tout proche. Arrivés sur place, nous enfilons les gilets, mettons les masques et les régulateurs et sautons à l’eau. Nous descendons sur un récif avec de jolis coraux et quelques poissons, avant de commencer la balade. Nous descendons petit à petit jusqu’à arriver à une petite grotte à une 30aine de mètres de profondeur, que nous traversons pour arriver sur un autre récif de l’autre côté. Nous remontons alors progressivement et découvrons alors de magnifiques poissons. Nous croisons un petit banc de poissons lion (les premiers que nous voyons en plongée), un barracuda et une multitude de poissons multicolores. Nous passons devant une petite épave, continuons à remonter, arrivons à une deuxième épave plus grosse, et finissons par regagner la surface après 45 minutes dans l’eau. Au final, une très belle plongée assez différente de celle du Mexique. Nous n’étions pas bien emballés lorsque l’instructeur nous avait annoncé que nous partons sur une épave mais finalement, nous avons bien fait de l’avoir écouté. Nous regagnons la plage, déposons le matériel, et installons nos paréos un peu plus loin. Nous avons encore une bonne heure et demi pour profiter de la plage avant le retour de la navette, et profitons du soleil, qui tape tellement fort que nous devons sans cesse nous rafraîchir dans l’eau.
A 15H30, la navette revient nous chercher et nous rentrons tranquillement à l’hôtel. Nous passons le reste de la journée sur la terrasse où nous prenons de nouveau un succulent repas avant de nous coucher contents de notre journée.
La nuit fut un peu moyenne pour JB qui a pris un coup de froid hier soir sur la terrasse et qui se réveille avec un bon mal de gorge. Nous nous préparons quand même et partons à pied à la station de train située à quelques blocs de la casa. Après quelques minutes d’attente nous voyons la fumée noire de l’antique locomotive à vapeur se rapprocher et finalement s’arrêter devant nous. Il n’y a que peu de touristes, et nous prenons place dans les 2 wagons. Tout le monde ayant embarqué, la machine se met en branle. Elle tremble, fume, siffle, mais fonctionne aussi bien qu’au premier jour. Cette locomotive matricule 1552 a été fabriquée à San Francisco en 1919 (pas toute jeune), et la seule modification est qu’elle fonctionne désormais au pétrole et non plus au charbon. Nous sortons donc de la ville, et commençons notre balade au milieu de la « vallée de los Ingenios ». Les ingenios sont en fait les anciennes usines de canne à sucre ramenées par les français exilés comme on l’a déjà dit. A l’époque, la vallée regorgeait d’innombrables raffineries, et produisait le tiers de la production nationale. Puis les guerres d’indépendance et des incendies ont ravagé la région qui n’a jamais retrouvé son lustre d’antan. N’en reste pas moins que la vallée bien sauvage est aujourd’hui peuplée de quelques villages dont certains cultivent encore la canne à sucre, et que les paysages sont vraiment beaux.
Nous roulons donc sur les antiques rails et traversons des paysages déserts avec du vert à perte de vue et les montagnes qui se dressent au loin. Nous passons sous un tunnel, traversons un petit hameau où les enfants sont tout contents de nous faire coucou, et nous arrêtons finalement sur un vieux pont rouillé où les cheminots font le plein d’eau. Nous repartons et roulons tranquillement jusqu’au village de Manaca Iznaga où nous arrivons après une heure d’un joli voyage. C’est le terminus du train qui à cause d’un pont en réparation ne peut aller plus loin. Nous descendons donc et faisons le tour du petit village. L’intérêt est surtout dans la tour de 44 mètres qui domine tous les alentours et qui servait à l’époque à surveiller les esclaves. Nous grimpons donc jusqu’au sommet et découvrons une vue superbe à 360°. Nous voyons jusque loin et partout où nos yeux se posent il n’y a que du vert. Nous pouvons également voir à nos pieds les bâtiments composant le village, dont certains sont d’époque, comme la maison principale située juste au pied de la tour et qui abrite aujourd’hui un resto. Au loin, nous voyons aussi les vestiges de ce qui fût l’usine de raffinement. Nous redescendons finalement, et cherchons un coin d’ombre pour nous poser car la chaleur est encore étouffante en cette fin de matinée. Nous faisons un rapide tour du village qui ne présente au final que très peu d’intérêt, et finissons par nous poser à la terrasse du resto où nous sirotons un soda bien frais. Le bâtiment nous fait penser à la plantation que nous avions visitée en Louisiane avec son style créole typique.
Avant que le train ne reparte, nous poussons quand même la balade jusqu’à l’extrémité du village, avant de revenir faire quelques photos sur la locomotive. Le chauffeur très sympa propose à JB de s’asseoir dans le poste de pilotage et prend des photos. Il fait une chaleur à crever à côté de la chaudière mais de se retrouver assis aux commandes d’une machine aussi vieille est une expérience vraiment sympa. On pense à notre neveu Davann qui adore les trains et qui serait aux anges de se retrouver assis ici… Finalement, à 13H le train repart en marche arrière (la ligne étant coupée il ne peut faire demi-tour !!) et nous repartons pour une heure de voyage dans le temps… Nous retraversons les mêmes paysages et arrivons finalement à Trinidad en début d’après midi où nous rentrons de suite à la casa prendre une bonne douche. Nous ressortons changer de l’argent (il nous restait quelques $US de secours qui nous seront finalement bien utiles car ils nous éviteront d’avoir à retirer de l’argent dans les distributeurs de la capitale réputés pour avaler les cartes), et avec quelques pesos cubains en poche nous en profitons pour acheter des pizzas. Depuis notre arrivée, nous voyons en effet tout le monde avec des pizzas plutôt appétissantes. Mais n’ayant jamais changé de CUC en pesos cubains, nous n’avons jamais pu y goûter car celles-ci ne se payent qu’en monnaie nationale. C’est donc l’occasion et nous ne regrettons pas. Pour à peine 10 centimes d’€, nous avons droit à une bonne part de pizza chaude au fromage que nous engloutissons sur la terrasse de la casa. Nous sommes vraiment contents d’avoir pu enfin goûter les fameuses pizzas cubaines, qui nous font étrangement penser aux pizzas de Chicago, et surtout qui nous changent des chips et autres cochonneries…
Nous passons le reste de l’après midi à nous occuper dans la chambre, mettant à jour nos récits pendant qu’un énorme orage s’abat sur la ville. Heureusement ça ne dure pas et tout est sec lorsque nous nous préparons à manger notre diner composé ce soir de poisson excellent comme toujours. Nous glandouillons ensuite un peu dans la chambre en attendant que l’heure avance un peu, et finalement vers 21H30 nous sortons écouter un peu de musique. En effet, la ville regorge de petits bars et clubs proposant tous de la musique live. Nous nous dirigeons donc vers la place Mayor où se concentre l’activité. Nous finissons par nous installer à la terrasse de la Casa de la Musica (une institution ici) où nous commandons un Canchanchara en écoutant un excellent groupe de salsa. La canchanchara est un cocktail local à base de Rhum, citron, miel et eau. Très doux au départ lorsque l’on commence par boire le miel, le breuvage se corse par la suite mais reste bien rafraîchissant. Nous restons donc un bon moment ici à écouter de la bonne musique, entourés par quelques touristes venus eux aussi profiter de la musique mais surtout beaucoup de cubains en tenue de soirée (nous sommes samedi soir) venus se défouler sur la piste de danse, avant de rentrer alors que le groupe fait une pause remplacé par un chanteur un peu moyen…
Pour cette dernière journée dans cette belle ville de Trinidad, nous nous accordons une petite grasse mat’. Nous traînons un peu dans le lit et commençons à préparer nos sacs. Vers midi nous sortons finalement et retournons manger des pizzas. Nous nous dirigeons ensuite vers l’agence Viazul où nous achetons nos billets pour notre retour à La Havane demain. Au passage, nous tombons sur un vendeur de jus de canne frais. Cela faisait tellement longtemps qu’on n’en avait pas bu que nous sautons sur l’occasion. Et comme d’habitude, nous tombons sur des cubains sympas, qui nous offrent 2 verres… La gentillesse cubaine !! Rafraîchis et revigorés, nous continuons notre balade dans le centre historique. Nous retournons aux alentours de la Plaza Mayor, bien tranquille en ce dimanche, et flânons un peu devant les vendeurs de tableaux. Puis la chaleur nous étouffant un peu, nous faisons une petite pause à l’ombre sur les marches d’une maison. Vient alors à passer un cubain qui engage la conversation. Il nous demande d’abord de quel pays nous venons, puis de quelle ville. Quand nous lui répondons que nous sommes de Lyon, il nous récite toute sa géographie française…. Et c’est plutôt impressionnant car il connaît tout par cœur et mieux que nous !! Il nous parle des fleuves et des rivières de notre région dont il connaît les affluents et l’endroit où ils prennent leur source. On pourrait croire qu’il a vécu pendant des années en France, mais il est en fait autodidacte et n’est allé que très peu à l’école car venant d’une famille pauvre des années 50… Comme il le dit lui-même, il voyage avec son imagination !! il nous explique également qu’il écrit des poèmes, et nous en lit un qu’il a fait sur Lyon !!! Il nous demande ensuite nos noms, et écrit à main levée un poème à notre attention… Puis il demande à Koko ses origines, et nous explique l’histoire de l’Indochine, qu’il connaît elle aussi sur le bout des doigts. Il nous parle de Pol Pot, des guerres du Viet Nam depuis l’Indochine jusqu’aux américains… Nous sommes réellement surpris par la culture et la sagacité de cet homme. Nous qui pensions être calés en géographie, nous sommes largement dépassés… A côté de nous est assise une femme, qu’il a entendu parler français un peu plus tôt. Il lui demande à elle aussi d’où elle vient, et quand elle lui dit Tunisie, il se met à nous raconter toute l’histoire du Maghreb, depuis les égyptiens en passant par les berbères… Avant de continuer son chemin, il nous offre le poème qu’il nous a écrit, et qui restera un super souvenir pour nous. Le peuple cubain a décidemment des ressources insoupçonnables !!
Nous reprenons alors notre petite balade, et retournons manger une petite part de pizza, avant de rentrer à la chambre finir d’empaqueter nos sacs. Ayant accumulé pas mal de souvenirs et autres, cette tâche nous prend pas mal de temps, d’autant que le poids dans l’avion qui doit nous amener en Guadeloupe est limité. Nous prenons ensuite notre repas, mais pas sur la terrasse cette fois car une vilaine pluie s’abat sur la ville depuis la fin de l’après-midi. Nous en profitons pour discuter un peu avec Maritza qui est très sympa, et sortons de table une fois de plus repus. En plus, ce soir nous avons pu commander les plats que nous voulions, et nous nous sommes encore bien régalés. Nous nous occupons ensuite un moment sur l’ordi, avant de sortir faire un petit tour à la Casa de la Musica. Il y a un peu moins d’ambiance qu’hier, mais nous prenons un peu l’air car la pluie a désormais cessé et il fait une moiteur terrible. Nous finissons par rentrer et nous coucher, car nous devons nous lever tôt demain pour prendre notre bus de retour à La Havane.
Notre séjour à Trinidad se termine. Nous sommes bien tristes de devoir quitter cette magnifique ville, calme et tranquille où nous nous sommes offert des activités différentes. Nous avons ainsi profité de la plage, des fonds marins, de la vallée, … Le séjour fut aussi parfait grâce l’aide de Maritza qui nous a accueillis dans une magnifique casa et nous a préparé des plats succulents que nous avons dégusté sur la grande terrasse avec vue sur les toîts de la ville. Nous en gardons un fabuleux souvenir et comptons bien y revenir.