13 au 19 avril 2009 - Nouvel an Khmer (Chaul Chnam thmei)
Lors de notre dernier passage ici il y a 3 ans, nous avions assisté à la fête des eaux qui est une des plus gros fêtes de l'année ; et, cette année notre passage coincidait avec le jour de l'an.
Etant habitués à le fêter sur Lyon dans les différentes pagodes de la ville, nous sommes contents d'avoir pu y assister ici où tout est différent.
Le jour de l'an Khmer est basé sur le calendrier bouddhique. Il est déterminé en fonction des lunes et tombe aux alentours du 15 Avril. Pour les bouddhistes, nous sommes donc passés à l'an 2552.
Cette fête est la plus attendue de l'année. Elle dure trois jours (fériés), et les gens en profitent pour se défouler et rentrer dans leur province voir la famille. Les fonctionnaires ont quant à eux droit à une semaine de congés, et en profitent pour partir en vacances, principalement à la mer et à Angkor.
Le passage à la nouvelle année a eu lieu à 1h30 précise du matin. A ce moment, les gens font leurs offrandes de fruits aux ancêtres et prient pour que l'année qui arrive s'annonce bonne.

Le lendemain (jour de l'an), tout le monde va au Watt (pagode) pour faire des offrandes et prier avec les Lauks (Bonzes). A la nuit tombée, nombre de Phnom Penhois se réunissent en famille autour d'un banquet pour fêter la nouvelle année.
Les jours suivants sont consacrés la famille et la fête. Partout dans le pays, les jeunes s'amusent à s'asperger d'eau et de talc, et transforment les touristes médusés en statues de plâtre!!... A Phnom Penh, les rares habitants se réunissent autour du Wat Phnom et du palais royal, où des jeux et des danses sont improvisés.



En dehors de ce quartier, la ville est morte. Tous les commerces sont fermés, ainsi que bon nombre de maisons. Les cambodgiens n'ayant pas de congés payés (ou ne les prenant pas pour ne pas perdre d'argent), cette semaine est l'occasion de partir en famille se balader et prendre l'air. C'est donc dans une ville morte que nous avons profité de nous balader et surtout de dormir sans être bercés par les voix mélodieuses de nos voisins fans de Karaoké...!!!
Concernant Bang Bonna, étant en vacances lui aussi, il en a profité pour remettre sa maison en ordre et faire le grand ménage de Printemps!!




Nous avons donc fait la fête avec lui et sa famille, et sommes partis deux jours dans le Sud (avec sa soeur et son papa).
Nous avons alors découvert Kep.
Petite ville balnéaire, Kep est une ancienne ville coloniale. Créée de toute pièce par les français en 1908, elle était le lieu de rendez-vous de l'élite coloniale française. Sihanouk s'y fit même construire un palais au début des années 90 dans lequel il ne séjourna jamais et qui est aujourd'hui à l'abandon... Puis pendant la guerre la ville fut désertée. Les bâtiments qui ne furent pas détruits par les KR furent pillés par les vietnamiens à la libération. Il ne reste donc aujourd'hui que quelques ossatures de bâtiments abandonnés sur cette longue bande littorale de 6 km de long. Des hôtels commencent seulement à sortir de terre (dont quelques resorts haut de gamme) et la ville renaît petit à petit de ses cendres. Lors de notre pasage nous avons vu affluer bon nombre de 4X4 immatriculés à Phnom Penh, ainsi que quelques touristes.
Toutefois, Kep reste en retard sur sa voisine Sihanoukville à cause du fait qu'elle ne possède pas de vraies plages. En effet, ici pas de sable blanc, mais des galets et du gravier. Reste cependant la vue magnifique sur la mer, des collines verdoyantes tout autour et des couchers de soleil à couper le souffle.
Nous avons donc passé une bonne journée à glander sur les hamacs et à nous reposer pendant que les enfants jouaient au sable, et profité de l'air marin qui nous a fait le plus grand bien après un mois dans la chaleur étouffante de la capitale.






Le lendemain, nous sommes partis nous baigner à Kampot.
Kampot est le chef-lieu de la province du même nom, et est située à 25 KM au Nord de Kep. Etant dans les terres, Kampot ne jouit pas de la même affluence que les villes côtières. Elle possède toutefois l'avantage d'être baignée par la rivière Stung Sank, et abrite quelques coins assez sympas pour la baignade.
Nous nous sommes donc rendus de bon matin à Teuk Chhouu. Nous avons découvert là des rapides assez similaires à ceux de Kampi, bien que moins grands. Après avoir posé les affaires sur les hamacs, nous sommes donc allés piquer une petite tête histoire de nous rafraîchir!!! Etant avec les enfants, on en a profité pour jouer un peu et se prélasser avant de manger et de rentrer sur Phnom Penh en début d'aprés midi. Cependant, la nationale 3 est vraiment mauvaise et nous avons mis plus de 5h pour parcourir les 148 KM qui nous séparaient de la capitale...!!! De plus, les petits ne tenant plus en place au bout de 3 heures, nous avons pris un petit moment en fin d'après midi pour pique-niquer le long de la nationale...




Et voilà, la semaine est terminée. Contrairement à nos attentes, nous n'avons pas profité pleinement et n'avons pas fait la grosse fiesta (nous devions en effet garder la maison car l'oncle de Koko était rentré dans sa province pour passer les fêtes en famille). Cependant, nous avons pu apprécier le calme de la ville, nous reposer et profiter des journées avec Bang Bonna (qui habituellement est toujours au travail). Nous avons enfin observé un pays en fête durant ces quelques jours : tous les cambodgiens sont heureux et s'amusent ensemble. Après l'histoire horrible de ce pays que nous vous avons raconté dans les précédents articles, c'est un Cambodge en fête qui s'efforce d'oublier un peu son passé.
Etant habitués à le fêter sur Lyon dans les différentes pagodes de la ville, nous sommes contents d'avoir pu y assister ici où tout est différent.
Le jour de l'an Khmer est basé sur le calendrier bouddhique. Il est déterminé en fonction des lunes et tombe aux alentours du 15 Avril. Pour les bouddhistes, nous sommes donc passés à l'an 2552.
Cette fête est la plus attendue de l'année. Elle dure trois jours (fériés), et les gens en profitent pour se défouler et rentrer dans leur province voir la famille. Les fonctionnaires ont quant à eux droit à une semaine de congés, et en profitent pour partir en vacances, principalement à la mer et à Angkor.
Le passage à la nouvelle année a eu lieu à 1h30 précise du matin. A ce moment, les gens font leurs offrandes de fruits aux ancêtres et prient pour que l'année qui arrive s'annonce bonne.
Le lendemain (jour de l'an), tout le monde va au Watt (pagode) pour faire des offrandes et prier avec les Lauks (Bonzes). A la nuit tombée, nombre de Phnom Penhois se réunissent en famille autour d'un banquet pour fêter la nouvelle année.
Les jours suivants sont consacrés la famille et la fête. Partout dans le pays, les jeunes s'amusent à s'asperger d'eau et de talc, et transforment les touristes médusés en statues de plâtre!!... A Phnom Penh, les rares habitants se réunissent autour du Wat Phnom et du palais royal, où des jeux et des danses sont improvisés.
En dehors de ce quartier, la ville est morte. Tous les commerces sont fermés, ainsi que bon nombre de maisons. Les cambodgiens n'ayant pas de congés payés (ou ne les prenant pas pour ne pas perdre d'argent), cette semaine est l'occasion de partir en famille se balader et prendre l'air. C'est donc dans une ville morte que nous avons profité de nous balader et surtout de dormir sans être bercés par les voix mélodieuses de nos voisins fans de Karaoké...!!!
Concernant Bang Bonna, étant en vacances lui aussi, il en a profité pour remettre sa maison en ordre et faire le grand ménage de Printemps!!
Nous avons donc fait la fête avec lui et sa famille, et sommes partis deux jours dans le Sud (avec sa soeur et son papa).
Nous avons alors découvert Kep.
Petite ville balnéaire, Kep est une ancienne ville coloniale. Créée de toute pièce par les français en 1908, elle était le lieu de rendez-vous de l'élite coloniale française. Sihanouk s'y fit même construire un palais au début des années 90 dans lequel il ne séjourna jamais et qui est aujourd'hui à l'abandon... Puis pendant la guerre la ville fut désertée. Les bâtiments qui ne furent pas détruits par les KR furent pillés par les vietnamiens à la libération. Il ne reste donc aujourd'hui que quelques ossatures de bâtiments abandonnés sur cette longue bande littorale de 6 km de long. Des hôtels commencent seulement à sortir de terre (dont quelques resorts haut de gamme) et la ville renaît petit à petit de ses cendres. Lors de notre pasage nous avons vu affluer bon nombre de 4X4 immatriculés à Phnom Penh, ainsi que quelques touristes.
Toutefois, Kep reste en retard sur sa voisine Sihanoukville à cause du fait qu'elle ne possède pas de vraies plages. En effet, ici pas de sable blanc, mais des galets et du gravier. Reste cependant la vue magnifique sur la mer, des collines verdoyantes tout autour et des couchers de soleil à couper le souffle.
Nous avons donc passé une bonne journée à glander sur les hamacs et à nous reposer pendant que les enfants jouaient au sable, et profité de l'air marin qui nous a fait le plus grand bien après un mois dans la chaleur étouffante de la capitale.
Le lendemain, nous sommes partis nous baigner à Kampot.
Kampot est le chef-lieu de la province du même nom, et est située à 25 KM au Nord de Kep. Etant dans les terres, Kampot ne jouit pas de la même affluence que les villes côtières. Elle possède toutefois l'avantage d'être baignée par la rivière Stung Sank, et abrite quelques coins assez sympas pour la baignade.
Nous nous sommes donc rendus de bon matin à Teuk Chhouu. Nous avons découvert là des rapides assez similaires à ceux de Kampi, bien que moins grands. Après avoir posé les affaires sur les hamacs, nous sommes donc allés piquer une petite tête histoire de nous rafraîchir!!! Etant avec les enfants, on en a profité pour jouer un peu et se prélasser avant de manger et de rentrer sur Phnom Penh en début d'aprés midi. Cependant, la nationale 3 est vraiment mauvaise et nous avons mis plus de 5h pour parcourir les 148 KM qui nous séparaient de la capitale...!!! De plus, les petits ne tenant plus en place au bout de 3 heures, nous avons pris un petit moment en fin d'après midi pour pique-niquer le long de la nationale...
Et voilà, la semaine est terminée. Contrairement à nos attentes, nous n'avons pas profité pleinement et n'avons pas fait la grosse fiesta (nous devions en effet garder la maison car l'oncle de Koko était rentré dans sa province pour passer les fêtes en famille). Cependant, nous avons pu apprécier le calme de la ville, nous reposer et profiter des journées avec Bang Bonna (qui habituellement est toujours au travail). Nous avons enfin observé un pays en fête durant ces quelques jours : tous les cambodgiens sont heureux et s'amusent ensemble. Après l'histoire horrible de ce pays que nous vous avons raconté dans les précédents articles, c'est un Cambodge en fête qui s'efforce d'oublier un peu son passé.
Publicité